Aux questions posées en décembre 2024 :
- pouvez-vous nous indiquer ce qui s’est passé pour vous après votre DNMADe ?
- vers quelles formations, quelles professions, vous êtes-vous dirigé·es ?,
voici la réponse de

Sébastien Cadressen

courriel du 8 décembre 2024
seb.cadressen@gmail.com

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Cette année je suis en Mastère Direction Artistique en Design Graphique à l'ECV Lille ; en alternance en tant que Directeur Artistique chez Nash and Young. Je fais également quelques missions freelance à côté pour des groupes de musique, entre autres.

Malgré les retours mitigés sur l'école, et les quelques mises en garde, j'ai décidé de poursuivre à l'ECV pour l'alternance que j'avais eue la chance de décrocher avant de trouver l'école. L'alternance se passe très bien, j'apprécie le côté professionnalisant qu'elle m'offre et la confiance qui m'est accordée sur les projets. Il s'agit d'une agence que je connaissais déjà et je savais dans quoi je m'aventurais tant professionnellement, avec ce format de l'agence (un rythme de travail soutenu, des demandes très rigoureuses), qu'humainement (une ambiance familiale et assez festive).

En revanche, pour être tout à fait honnête, je n'ai pas grand-chose de positif à dire sur la formation. Assez largement, l'ambiance de travail est assez froide et « égoïste » ; aux antipodes de l'entraide que j'ai pu retrouver à l'ÉSAAT. Avec le rythme de l'alternance, le jour en cours étant le mercredi et non le vendredi, nous sommes très rarement amenés à voir les responsables de la formation, il y a donc extrêmement peu de communication sur l'organisation de l'année et les attendus.

Au niveau des cours, même en ne m'attendant à rien, j'ai été très déçu. Les professeurs sont des intervenants professionnels qui manquent de pédagogie, et qui, parfois, ne connaissent même pas le sujet qu'ils disent enseigner. Ce qui donne généralement des cours vides de sens avec des intervenants qui ne font que lire mot pour mot le texte écrit sur leur présentation.

L'année est animée par quelques workshops. Sur les deux workshops que nous avons eus jusqu'ici, nous étions à chaque fois à travailler en un unique groupe de trente-deux sur un seul projet final.
Ce qui peut être un défi intéressant, certes, mais la charge de travail fait que nous avions réellement au maximum 3 / 4 heures de travail chacun à faire, dispatchées sur une semaine d'attente interminable. Si je savais que le matériel à notre disposition serait moins conséquent et de moins bonne qualité qu'à l'ÉSAAT ; c'est notre second workshop édition qui a asséné le coup final. Après avoir passé une semaine où notre seule mission était de mettre en page une feuille A4 R° / V° chacun, nous avons finalisé le projet en imprimant l'édition finale sur du papier machine. Malgré les propositions désespérées de Marion, et d'autres anciens de l'ÉSAAT, d'acheter nous-mêmes un papier de meilleure facture pour éviter la classique, et injustifiée dans cette école : contrainte budgétaire. L'intervenante et la promotion étant convaincues que le papier machine était notre meilleure option pour un beau rendu ; j'ai su que ce n'était sans doute pas un endroit pour moi.

Je sais que mon retour est assez cru, il pourra éventuellement servir à certains mais il pourra paraître abusé pour d'autres. Futurs lecteurs, mes mails sont ouverts, je serai ravi de répondre aux interrogations au besoin.
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DNMADe3DG EM+SC / POURSUITE D'ÉTUDES / BASTIEN SION + SERGE DENNEULIN / ÉSAAT ROUBAIX