Le Parc Astérix et Nigloland sont deux parcs français, ayant respectivement une envergure nationale et régionale. Au Nord de Paris, le Parc Astérix a accueilli 2,9 millions de visiteurs en 2025, et depuis 2012, il possède une application mobile dont la dernière refonte importante date de septembre 2024. D’un autre côté, Nigloland, situé dans le Grand-Est, a enregistré une fréquentation de 710 000 visiteurs en 2025. La saison dernière, en 2024, il a fait le choix de lancer sa première application mobile.
Ayant été lancées la même année, je vais donc m'intéresser aux versions actuelles des applications de Nigloland et du Parc Astérix, deux parcs aux échelles très différentes. L’objectif est de comparer les expériences utilisateur que proposent ces applications via leurs cartes interactives, une fonctionnalité à laquelle les visiteurs accordent beaucoup d’intérêt car elles permettent à la fois de se localiser et de consulter les temps d’attente.
La première différence apparaît à leur ouverture. Nigloland donne une vue globale très dense du parc [fig. 1], là où le Parc Astérix nous place à l’entrée du parc avec une vue centrée sur les alentours [fig. 2]. Le choix effectué par le Parc Astérix est optimal pour le visiteur qui est moins perdu car on lui propose d’abord ce qui est autour de lui.
Les plans ne seraient pas interactifs sans la présence des points d’intérêts représentés par des ronds, ce qui est le cas ici pour les deux parcs. Ceux du Parc Astérix proposent une légère excroissance sur le bas pour être plus précis sur le lieu qu’ils représentent [fig. 2]. Ils s'accumulent sur le plan de Nigloland [fig. 3] surchargeant l’interface et rendant les intéractions complexes, d’autant que l’usage du doigt est peu précis. Pour éviter cela, le Parc Astérix les regroupe lorsqu’ils sont trop proches [fig. 4] et invite l’utilisateur à zoomer pour les révéler. Un autre choix qui permet à l’interface du Parc Astérix d’optimiser l’expérience utilisateur est celui de ne mettre que le nom des attractions majeures, évitant ainsi la superposition de tous les noms que l’on retrouve sur le plan de Nigloland [fig. 5].
De manière générale, pour exempter l’abondance de ces éléments, on utilise des filtres. Nigloland ne propose qu'un filtre pour isoler les toilettes, sinon la carte mélange attractions, restaurants, boutiques, … En revanche, le Parc Astérix en propose selon différents critères comme le filtre « attractions » qui est sélectionné d’office [fig. 6], un choix judicieux car ce filtre est le plus utilisé par les utilisateurs. Mais le parc ne s’arrête pas là puisqu’il est également possible de personnaliser chaque filtre avec des paramètres plus précis [fig. 7].
Enfin, les plans sont représentés par une illustration du parc, dont les choix graphiques doivent permettre aux visiteurs de se localiser facilement tout en reconnaissant les éléments qu’ils ont autour d’eux sur le plan. Nigloland propose une illustration plus claire et moins détaillée que son confrère, aidant l’utilisateur à mieux se repérer [fig. 8]. En effet le Parc Astérix expose de nombreux détails et textures, on s’y repère difficilement et les allées se distinguent moins du reste [fig. 6].
Pour conclure, on constate que l’expérience utilisateur proposée par le Parc Astérix est dans l’ensemble plus qualitative et personnalisable que celle de Nigloland, avec une application au plan intéractif plus complet. Leur différence d’échelle a dû jouer, notamment du point de vue financier, le budget alloué à l’application de Nigloland pouvant être inférieur à celui du Parc Astérix. De plus, un autre facteur a certainement eu son importance : celui de l’expérience et des retours utilisateurs dont dispose le Parc Astérix, qui lui permettent de proposer un service de meilleure qualité, par rapport à Nigloland qui débute dans ce domaine.